Leurre de Pâques a sonné

N’ayant pas beaucoup de créneaux disponibles pour pratiquer ma passion durant ce week-end de Pâques prolongé, j’avais décidé de prendre un peu d’avance vendredi en me faisant une petite session lors de ma pause déjeuner.

Compte tenu du peu de temps que j’avais devant moi, je suis resté dans l’agglomération.
Accompagné de deux collègues qui ne connaissaient pas le spot, j’ai commencé en nymphe là où d’habitude des truites sont présentes mais après plusieurs dérives et seulement une touche timide enregistrée je décidais de changer de technique.
J’avais prévu ce plan B en amenant au bord de l’eau quelques leurres et un lancer léger histoire de jouer non pas sur le côté alimentaire du poisson mais plutôt sur son agressivité.
Dès le premier lancer, je suis suivi, et une légère animation finit par déclencher l’attaque du poisson qui rate sa proie.
Je prospecte à présent un nouveau poste plutôt encombré, quand sorti de nul part, un joli poisson s’empare violemment du leurre.
Une belle fario qui a dû être fraîchement déversée par l’AAPPMA locale car je n’ai jamais pris de poisson de cette taille ici.
Lacher ou pas, elle repartira dans son milieu sans égratignures.

Samedi, il faisait un temps magnifique, tellement beau que j’ai dû me dépêcher pour accompagner les enfants à la recherche des œufs avant qu’ils ne fondent 😉

Dimanche, changement radical de météo avec une chute brutale des températures et de la pluie.
J’en ai profité pour me monter quelques cuillères qui m’avaient donné de bons résultats l’an dernier.

Vous me direz, au prix auquel se vendent ces leurres métalliques pourquoi s’embêter à les monter soi-même ?
Personnellement, je vois trois raisons.
La première est son prix. On peut sans trop d’efforts monter au moins 5 exemplaires pour le prix d’une seule. Et je dois dire que j’en perd pas mal. Je l’utilise systématiquement pour connaitre la nature des fonds avant de laisser un leurre à 20€ dans une branches sous 1m d’eau en plein bouillon 😉
La seconde est la possibilité de personnaliser la taille, le poids, la couleur,…cela me permet d’utiliser des hameçons simple, d’intégrer un émerillon et surtout de plomber correctement le leurre.
Et enfin la dernière est le plaisir que l’on a prendre un poisson avec du matériel que l’on a monté soi-même.
Côté outillage, rien de bien compliqué, une pince plate, une pince à bec et une pince coupante suffises.
Pour ce qui est de la quincaillerie, tout dépend de ce que souhaitez monter mais voici ce que j’utilise : Corde à piano 0.6mm, hameçon simple Owner S-75M, Bille plastique, Plomb balle, Palette, Émerillon.

La pluie a cessé en fin d’après-midi et je suis parti 1h dans un étang du coin où des AEC de bassine sont régulièrement déversées les semaines suivant l’ouverture.
Je vois, ou plutôt devine (car l’eau n’est pas trop claire), des truites suivre mon leurre mais elles ne sont pas décidées à le prendre. Je change de leurre, puis d’animation, quand tout à coup je sent une petite tirée. Bizarre, je perçois les secousses que donne le poisson au bout de la ligne mais ça n’a pas la combativité d’une truite. Après un combat qui aura duré au moins 3 secondes, je décroche une perchette.
Moi qui venais pêcher des truites, je sort des perches, cherchez l’erreur 😉
Je décrocherai tout de même une truite qui s’était décidée à attaquer le leurre très tardivement en bordure au moment où je m’apprêtai à le sortir de l’eau.

Pour finir Lundi matin j’avais un créneau de 3 heures mais avec les pluies de la veille et étant seul, je ne voulais pas trop m’aventurer dans des lieux scabreux.
Direction donc à quelques kilomètres de chez moi pour pêcher un secteur inconnu mais plutôt prometteur car via les réseaux sociaux j’ai appris qu’une connaissance avait pris une fario de 52cm deux jours plus tôt.
Il faut dire que le secteur n’est pas très fréquenté car il ne faut pas avoir peur de marcher plus de 8km pour pêcher ce spot.
Une fois sur place, je commence à pêcher les bordures et notamment la bordures opposées, située à plus de 10m qui présente un poste bien marqué avec un bel amorti et des branches en bordure.
Je commence mes dérives dans les veines d’eau et anime leurre par quelques tirées sèches. Il n’y a pas énormément d’eau et je ne suis pas certain qu’un poisson voit un intérêt à se tenir dans cette zone mais je persèvère tout de même en peignant bien ce secteur.
C’est au moment où mon leurre allé attaquer son arc de cercle 3/4 aval qu’une truite se jeta dessus. C’est une fario qui avoisine les 40cm, et elle connait la musique. Dès les premières seconde et je met en travers du courant pour s’opposer à moi et après une chandelle elle parvient à se décrocher. Dommage, j’aurais bien voulu la prendre en photo mais pour cette fois elle a eu sa chance.
Cela me rebooste, à présent je sais qu’il y a de beaux spécimens dans le coin et que mon choix de leurre n’est pas trop mauvais. Il faut dire que dans le doute je suis parti sur des incontournables comme le Gunki Gamera 50SP et l’Illex Tiny Fry 38SP.

La zone ne présente que peu de secteurs marqués et cela m’oblige à pêcher l’eau et à marcher de longues distances avant d’arriver sur un secteur plus facile à lire.
Je suis à présent devant une magnifique fosse alimentée par un courant assez puissant. On distingue sous 1m d’eau une branche ou un arbuste pouvant être la cache d’un beau poisson mais j’aimerai autant éviter de perdre mon leurre dedans. Je vais donc essayer de passer sur les côtés et au-dessus en espérant qu’un poisson aura suffisant d’énergie pour sortir de sa cache.
Pas manqué, la stratégie était la bonne, après être passé de chaque côté et probablement après avoir bien énervé un poisson, c’est lorsque je passe dans la pellicule (sous 10 à 20cm d’eau) qu’une belle fario de plus de 40cm sort de l’eau pour attaquer mon leurre mais juste au moment où je venais d’exercer une petite tirée pour le désaxer.
Vraiment dommage mais je garde cette action en tête.

Résultat une bredouille de plus, mais avec des images plein les yeux suite à ce décroché et ce joli poisson manqué à la robe sombre.
Bref, le leurre, une technique complémentaire pour les grandes rivières et pour combler les longues périodes à attendre une quelconque activité.

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3 commentaires Ajouter un commentaire

  1. Tightline dit :

    Salut Laurent,
    Dommage pour les belles, l'avantage c'est que tu sais ou elles se trouvent.
    Connaissant le secteur cela peut augurer de jolie coup du soir, le problème comme tu l'as dit c'est la marche d'approche 🙂
    Bye
    Ju

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  2. Oui en effet le problème est la marche surtout lorsque l'on sort d'une bonne entorse 😉
    On ira les taquiner à l'occasion si tu veux.
    @+

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  3. Anonyme dit :

    8 km ? Une broutille 😉 Où comment allier la rando et la pêche 🙂
    Loïc

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