Découverte de la pêche de l’ombre

Elections régionales obligent, le cours de lancers en gymnase dominical s’est transformé en session de pêche en conditions réelles.
Le rendez-vous était pris avec cinq autres moucheurs du club pour essayer de prendre des ombres sur le Rhône en seconde catégorie.
L’enjeu était de trouver un spot disponible, susceptible d’abriter quelques poissons en activité et permettant d’accueillir notre petite tribu.
La première étape fût un succès puisque nous sommes les premiers sur le spot que nous avions ciblé.
Les conditions sont parfaites pour un 6 Décembre puisqu’il fait à peine froid (4°C à 9h30), avec très peu de vent et un ciel couvert.

Nous nous équipons avant de scruter le secteur à l’affût du moindre gobage.
Mis à part des Hotus qui n’ont cessé de faire des éclaboussures en surface sur la berge d’en face, pas le moindre signe d’un poisson.

Dans l’attente d’une éclosion et des gobages, je commence à prospecter en nymphe un bras mort de la rivière avec des postes légèrement plus marqués. Malheureusement sans résultats.
Les collègues de leur côté, tentent de pêcher en noyées mais là encore sans succès.

La matinée est déjà bien entamée et le froid « relatif » nous ramène vers le camp de base histoire de partager un casse croûte. Cela fait partie de ces bons moments de pêche où chacun y va de son anecdote mais avec toujours un œil rivé sur la surface de l’eau dans l’espéroir du démarrage d’une quelconque activité.

Il est 14h, le temps commence à être long, mais on commence à voir dériver tout un tas d’insectes en surface à différents stades de leur vie. On y regardant de plus près, il y a des chironomes, des gammares, des spents,… bref, les poissons ont la parfaite carte du menu qui défile au dessus de leur nez.

Cela est de bonne augure pour la suite mais pour l’instant toujours pas de gobages.
La nourriture que nous voyons en surface, bien qu’assez dense, ne doit être qu’une infime partie de la nourriture dont les poissons sont en train de manger au fond au stade larvaire.

Il est bientôt 14h et enfin les premiers gobages apparaissent. Enfin, un gobage pour 6 sur 500 mètres de rivières, ça reste compliqué d’autant plus que le bougre se déplace sans arrêt et a l’air plutôt du genre sélectif.

Aujourd’hui c’était pour moi l’occasion de sortir ma toute nouvelle acquisition. Une canne GREYS XF2 Streamflex en 10 pieds soie de 4. J’ai également le moulinet qui ira parfaitement avec, un Danielson Dry Fly, mais pour l’instant je n’ai pas encore la soie qui va avec. Du coup c’est Fred qui m’a prêté un vivareli avec une soie DT3F qui va malgré tout fort bien avec la canne.

Je me déplace à la recherche d’autres gobages et là je viens de découvrir deux poissons qui s’alimentent mais la partie va être serrée car mon lancer n’est pas encore suffisamment bon pour pouvoir envisager de les atteindre et je ne peux me placer à l’amont pour les attaquer correctement et ainsi faire une belle dérive.

Tant pis, je tente, mais comme prévu je n’arriverai pas à leur présenter ma mouche dans de bonnes conditions.

Les collègues qu’en a eux mettent leurs nerfs à rude épreuve sur les quelques gobages qui sont apparus avec plus ou moins de succès.
Je ne suis pas très bon pour tenir les comptes mais ils auront tous eu au moins un poisson au bout de leur ligne avec seulement 2 ou 3 poissons sortis.
Ils se laisseront tenter par des imitations d’éphémères en taille 20 et avec un bas de ligne de 8 centièmes. Autant vous dire que seul un moucheur aguerri pouvait sortir son épingle du jeu.

Au final, cette première expérience de la pêche en sèche, à traquer les ombres, sur une grande rivière m’a tout de même apportée beaucoup d’enseignements.
Tout d’abord, il faut de la patience, puis de la patience et encore un conseil utile, être très patient 😉
Ensuite il faut savoir observer pour trouver la mouche du jour et enfin avoir une parfaite maîtrise des lancers et des dérives sans avoir peur de changer de bas de ligne et de leurre assez souvent.
Je suis pour l’instant encore très loin de prétendre pouvoir maîtriser quelconque de ces domaines mais j’espère pouvoir, au fil de ce blog, vous montrer mon évolution. Enfin je l’espère…

Voici un medley des mémoires moments entre les cygnes et les lancers des experts.

Publicités

2 commentaires Ajouter un commentaire

  1. Salut,
    C est bien tentant d aller à la pêche avec ces belles journées, le Rhône à l air magnifique en ce moment.Dommage pour les ombres…
    Tifiz

    J'aime

  2. Salut Dom,
    En effet les conditions climatiques actuelles sont parfaites avec des éclosions et des ombres en activités mais pour espérer pouvoir en toucher encore faut-il savoir pêcher correctement 😉

    J'aime

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s