Carnassiers pour vacancier

L’heure des vacances a sonné et je compte bien passé un peu de temps au bord de l’eau pour découvrir de nouveaux lieux de pêche.
Nous sommes parti en famille dans le Var du côté de Fréjus. J’adore l’Esterel avec la couleur de ses roches si particulière qui nous transporte tout droit dans le Colorado.

Je ne vais avoir que de courtes sessions de pêche d’un maximum de 2h30, pendant que les enfants feront la sieste, du coup autant choisir une technique que je maîtrise pour me faire plaisir et prendre du poisson.
Je pourrais changer mes habitudes et profiter d’être au bord de la mer pour pêcher la dorade ou le mulet mais la peur de détériorer ma matériel avec l’eau salé et le fait que le stationnement soit compliqué et payant me rebute.
Je choisit donc de partir de la maison en mode léger avec une canne, un moulinet et 2 boites de leurres (bon ok, ceux sont des grosses boites).

Une fois arrivé sur place, je me dirige chez un détaillant et lui achète un spinnerbait (même si j’en ai pas besoin) histoire de faire un échange de bons procédés afin de glaner quelques informations utiles sur les spots de la région, principalement à la recherche de black bass.
Il y a pas à dire, ils savent recevoir les touristes dans le Sud (oui je sais j’exagère et je fais d’une généralité peut être une minorité), mais j’ai le droit de repartir avec le fascicule de la fédération me disant que toutes les informations sont à l’intérieur. Même si cela n’est pas faux, j’aurais bien aimé en savoir un peu plus sur l’activité actuelle des poissons, le choix du secteur (vent, fréquentation,…).
Je repart donc avec le fascicule que j’avais déjà feuilleté en version pdf pour me décider si je partirai plus à la truite ou au carna, et j’étudie le coin avec mes critères qui sont, la distance du logement, la présence de black bass, et la fréquentation (pédalo, ski nautique, plage,…).

Et là, bingo !
Je met la main sur un site plutôt inaccessible car il faut emprunter une piste forestière sur 2km, où il est interdit de se baigner, et où il y a pas mal de carnassiers.
Voici le descriptif que j’ai pu lire : Le lac d’une superficie de 6,2 hectares possède une belle population de poissons blancs mais aussi de carnassiers parmi lesquels on peut retrouver sandres, brochets, perches, mais également de jolis spécimen de black bass.

Dès le lendemain, je me rend sur place et en effet, question difficulté d’accès et fréquentation je suis plutôt servi. Arrivé au bord de l’eau il n’y a que des pêcheurs ou des randonneurs. Les locaux pêchent au coup mais ça n’a pas l’air d’être terrible. Je vais essayer de faire un tour du lac histoire de voir si je peux trouver des coins prometteurs.

Je suis en pleine montagne entre 13h30 et 15h30, en toute fin du mois d’Août, et il fait une chaleur étouffante. Je ne suis pas certain que ce soit les conditions idéales pour pêcher le carnassier mais maintenant que je suis là autant laisser traîner mon leurre dans l’eau 😉

Je découvre la richesse et la variété des postes que présente ce lac avec des plages, des bois immergés, des herbiers, des nénuphars, … brefs le paradis du carnassier.
Côté pêche, par contre pour l’instant c’est pas le paradis du pêcheur. J’ai fait un baby bass à vue au bout de 3 lancers mais depuis plus rien. J’alterne les leurres de type mini-shad, twist, … mais rien.
Je persiste sur une zone encombrée. Il faut dire que je suis joueur car compte tenu des rafales de vents, de la distance du poste, et de la légèreté de mon leurre, il y a plus de chance qu’il termine définitivement sa course dans une branche que dans l’eau. Mais cette fois la chance est de mon côté car non seulement je récupère mon leurre mais en plus avec un très joli spécimen de perche soleil. Je pratique le no-kill dans 99% des cas mais ce qui est pour moi le plus joli poisson d’eau douce qui est classé parmi les espèces nuisibles ne repartira pas à l’eau.

Ensuite je poursuis ma prospection et m’aventure dans les nénuphars. C’est curieux mais je ne sais pas vraiment comment aborder ce secteur car chez nous je n’ai pas l’occasion d’en rencontrer. Je décide de passer sur une imitation d’écrevisse en montage texan, histoire de pouvoir passer au mieux sans m’accrocher.
Au bout de quelques lancers, je n’ai même pas le temps de refermer le pick up de mon moulinet qu’un black bass s’est déjà emparé du leurre. A l’issu d’un ferrage appuyé et d’un joli combat pour le tenir hors des nénuphars, je ramène un joli bass 30+.
Ce sera tout pour aujourd’hui car le lac est quand même très grand et il fait très chaud. Je verrais tout même une jolie chasse orchestrée pour un black bass énorme qui devait avoisiner les 50cm.

Après ce petit tour de reconnaissance, les jours suivant furent fabuleux car je faisais en 1h30 de pêche entre 10 et 15 poissons et surtout avec tous les types de leurres que j’avais dans mes boites.

J’ai donc utilisé en surface, des imitations de grenouille en montage weightless, des stickbaits avec animation walking the dog, et des poppers.
Ensuite entre deux eaux, j’ai utilisé des leurres dur tel que les spinnerbait, les cranckbait ou des leurres souples et là tout y est passé (shad, twist,…).
Et enfin j’ai aussi passé un peu de temps à gratter le fond avec des imitations de vers de terre (worm) en montage wacky et des écrevisses.

Bref, le black bass confirme sa réputation de gros mangeur car quand je l’ai identifié dans un secteur, je pouvais lui proposer n’importe quoi (mais pas n’importe comment) et les résultats étaient au rendez vous.

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