Journée carnassier en matheysine

Cette année je me suis fixé un objectif qui est de pêcher davantage les grands lacs en float tube. Habituellement, je pratique en float tube dans les étangs du bassin grenoblois pour traquer le black bass mais il faut avouer que de sortir un gros brochet apporte également son lot de sensations.
Du coup, ce matin j’ai jeté mon dévolu sur le lac de Laffrey.
Mes principales craintes concernant la pêche des grands lacs en float tube sont principalement le vent et la lecture des postes.
Arrivé au bord de l’eau, prêt à pêcher aux alentours de 6h, il n’y a pas une brise et le lac est un vrai miroir, déjà un paramètre de favorable, reste plus qu’à trouver les poissons.

Je ne sais pas vraiment par où commercer mais ce qui est sur c’est qu’il n’y a pas beaucoup de fond où je me trouve. Je pense savoir où sont postés les brochets mais difficile d’essayer de les chatouiller quand on ne connais pas le profil du lac. Un écho-sondeur m’aurait été d’une grande utilité mais c’est pas encore pour aujourd’hui, vu l’investissement financier que cela demande pour avoir un équipement correct (env. 500€).
J’ai essayé de pêcher léger ce matin. Je suis équipé de « seulement » deux cannes bien complémentaires. La première, une canne spinning d’une puissance de 3-12g pour la pêche des perches, et la seconde un ensemble casting d’une puissance de 15-30g pour le brochet.

Après avoir pris mes marques, je suis rapidement rejoint par les pêcheurs locaux de corégone aussi appelé lavaret.
Les nuages se dispersent et le soleil fait quelques timides apparitions accompagnées du vent qui se lève.
Je change de leurre et rapidement je me retrouve à quelques mètres de la roselière (et voilà, ma contrainte confirmée, en cas de vent, le float tube dérive). Je comptais bien la pêcher en montage texan mais un peu plus tard mais maintenant que je suis là, je décide de m’y attaquer de loin et en parallèle dans un premier temps. Il y au maximum guerre plus d’un mètre d’eau et le fond et très clair ce qui me permet de bien voir comment réagit mon leurre à chacune de mes sollicitations.

Après quelques lancers, je note un suivi mais le poisson n’a pas eu le temps d’attaquer. Cela fait une heure que je pêche et c’est le premier poisson  que je vois (et peut être le dernier), donc pour moi pas question de laisser filer ma chance. Je relance dans le même secteur et là encore le poisson suit mon poisson nageur. Vu la typologie de poste j’ai opté pour un Gunki Gamera 50SP, et il a l’air de faire de l’effet.

Je lance à nouveau dans la même zone et là cette fois je vois très nettement le poisson qui s’empare du leurre et qui retourne en vitesse dans sa cachette. C’était sans compter sur mon ferrage et malgré un joli combat il finira au sec.
C’est le genre de poissons que j’affectionne car ils ont une robe fabuleuse, par contre je ne saurais vous dire si c’est un saumon de fontaine ou un omble chevalier. Toujours est-il qu’il mesure une quarantaine de centimètres.
Malheureusement au moment de prendre la photo, il m’a fait une magnifique queue de poisson pour repartir dans son élément.
Le reste de la matinée ne mérite pas de s’y attarder davantage.

L’après-midi, c’est en famille que nous devions nous retrouver au lac mort.
En arrivant sur place, nous constatons que du fait du niveau assez haut du lac, les postes de pêche sont limités. En revanche, il y a de nombreux arbustes qui se retrouvent immergés et qui sont de parfaite caches pour les carnassiers.
De mon côté j’ai essayé un nouveau leurre nous venant tout droit des Etats-Unis nommé Alabama Rig.

Après l’avoir légèrement adapté pour qu’il soit conforme à la réglementation française (pas plus de 2 hameçons) il était fin prêt à voir l’eau. Le bilan est plutôt positif car il simule vraiment très bien  un petit banc de poissons avec ses 3 palettes et ses 2 leurres souples, ça commence à faire du monde.
On ne peut pas vraiment dire que j’ai pêché durant cette heure passée au bord de l’eau car avec un apprenti comme mon fils, il faut de la patience (principale qualité du pêcheur) mais aussi de la patience (principale qualité du père) et encore de la patience 😉

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Un commentaire Ajouter un commentaire

  1. Anonyme dit :

    Il s'agit plus probablement d'un omble chevalier car il n'y aurait pas de saumon de fontaine au lac de Laffrey.

    Loïc

    J'aime

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